Présentation par l'éditeur
Le choc est rude pour les économies mondiales. La France n'échappe pas, mais moins que ses principaux partenaires, à la récession. Les Pouvoirs publics sont sur tous les fronts. Nicolas Sarkozy qui, dès l'automne 2008, a fortement contribué, avec l'ensemble des décideurs mondiaux, à donner une réponse commune à la crise, réaffirme la nécessité d'une nouvelle
régulation du système financier international. Au printemps 2009, le pire semble avoir été évité. Sans doute est-ce l'explication première du succès de la majorité présidentielle aux élections européennes de juin.
Pourtant, malgré l'affirmation de la présence de la France sur la scène européenne et internationale, 2009, année de mi-mandat présidentiel, illustre la difficulté de gouverner. Le second semestre est une succession de revers pour l'exécutif, qui se voit même contesté dans les rangs de sa propre majorité. À cela s'ajoute, contre toute attente, un sursaut du Parti socialiste qui, dès l'automne 2009, redécouvre le combat politique et semble reprendre la place qui lui revient, essentielle en démocratie, pour l'animation du débat public.
Débat public qui, de la réforme territoriale à la poursuite de la modernisation de l'État, en passant par les chantiers incontournables du financement des retraites et de la réduction des déficits publics, ne manquera pas, dans les mois à venir, d'interpeller les Français.
Frédéric Charillon est professeur des universités en science politique ; Pierre-Alain Greciano, rédacteur en chef des Études de la Documentation française (Direction de l'information légale et administrative), Patrice Liquière, analyste-rédacteur au sein de cette même collection.
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