L'intelligence artificielle en procès

Plaidoyer pour une réglementation internationale et européenne

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450 pages
Résumé

Résumé

« Tout ce qui est neuf n’est pas nécessairement nouveau ». Cette pensée, prêtée à Paul Ricoeur, semble parfaitement pouvoir tempérer les derniers développements de la transformation numérique que nous sommes en train de vivre, dont les tentatives de traiter des décisions de justice avec le formalisme mathématique à des fins prédictives. L’on connaît pourtant déjà bien les limites de la description de certains phénomènes, comme les phénomènes sociaux, par des équations : confusion entre corrélations et causalité, biais des données, data-dredging… De plus, enfermer les individus dans le déterminisme du chiffre ne présente-t-il pas toutes les caractéristiques d’un projet de société totalitaire ?

Mais l’enchantement collectif opéré par le seul énoncé du terme, vague et marketing « d’intelligence artificielle » (IA) semble aujourd’hui avoir parfaitement occulté la réalité concrète de la mécanique sous-jacente de cette dernière mode. L’apprentissage automatique (machine learning) et ses dérivés ne sont en fait qu’une manière de créer de l’information en donnant du sens à des données par diverses méthodes statistiques et nombre de concepteurs semblent ne pas se soucier de ces limites. Les exemples européens et internationaux les plus divers nous parviennent sur des utilisations sans conscience de ces nouveaux systèmes computationnels : évaluation de la dangerosité aux États-Unis, « crédit social » en Chine, tentatives de manipulations avérées de l’opinion publique sur les réseaux sociaux à l’occasion du Brexit ou de l’élection de Donald Trump.

Il y aurait donc peut-être un nouvel impératif catégorique qui s’imposerait à tout citoyen : celui de comprendre les enjeux de cette société numérique, au prix d’une autopsie minutieuse, technique et politique, de ce que l’on appelle « l’IA ». Cela pour en déduire une réponse juridique forte, puisque en dressant un état en droit comparé des cadres existants en Europe et dans le monde, nous avons besoin d’instruments clarifiés pour défendre l’État de droit, la démocratie et les droits de l’homme.

> Droit international.

Postface de Jan Kleijssen.
Préface de Antoine Garapon.
Yannick Meneceur est magistrat de l'ordre judiciaire, détaché au Conseil de l'Europe, affecté en tant que conseiller en transformation numérique et en intelligence artificielle. Il est également chercheur associé à l'IHEJ (Institut des Hautes Études sur la Justice) et ancien élève de l'IRA de Lille (qualification analyste). En tant que magistrat, il a exercé des fonctions pénales, notamment en matière de lutte contre la cybercriminalité et la contrefaçon. Il a aussi dirigé au ministère de la justice un grand projet informatique national. Au Conseil de l'Europe, il a contribué à l'analyse comparative des systèmes judiciaires européens et a développé une expertise en matière de transformation numérique, notamment en ce qui concerne la régulation de l'intelligence artificielle. Intervenant occasionnel à l'ENM et enseignant au sein du Master 2 Cyberjustice à l'Université de Strasbourg, il est aussi membre des conseils scientifiques des pôles numériques du Club des Juristes et de l'institut PRESAJE.
Caractéristiques
ISBN13 978-2-8027-6588-2
Titre L'intelligence artificielle en procès
Sous-titre Plaidoyer pour une réglementation internationale et européenne
Date de parution 06/2020
Nombre de pages 450
Type d'ouvrage Colloques, études et rapports
Support Livre
Langue Français
Auteur(s) Yannick Meneceur
Editeur / Collection / Sous-collection Bruylant / Macro droit - Micro droit
Thème Droit > Droit des NTIC et des médias / Internet / Commerce électronique
Thème secondaire Droit > Droit européen > Procédure et contentieux / Juridictions européennes
Format Papier

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