L'invention coloniale du mariage musulman - Le cas tunisien

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  • Tome 50
  • : L.G.D.J
  • : Droit et société
  • : 12/2008
  • : 978-2-275-03356-3
278 pages
Résumé

Résumé

Le Code du statut personnel tunisien, présenté comme le modèle de modernité juridique favorisant le statut de la femme dans l'aire musulmane, est le résultat d'un processus colonial. Le législateur tunisien de 1956 s'est inscrit dans la continuité de la réécriture de la shari'a et des tentatives de transformations des pratiques matrimoniales au sein de la population musulmane. À partir de l'exemple des conditions de formation du lien matrimonial en Tunisie, l'auteur a cherché à démontrer que la notion de « droit » ne se limite pas, dans les pratiques et représentations du droit tant sur un plan social que judiciaire, aux textes législatifs adoptés par l'État.

L'auteur a rompu avec une vision purement positiviste du droit, pour lui substituer une démarche anthropologique et historique, démontrant que les coutumes et les référents traditionnels à la shari'a, perdurent dans un contexte de politique volontariste visant le changement des représentations socio-juridiques. Un retour sur l'histoire du droit en islam et un éclairage sur des spécificités du système normatif musulman permettent de décrypter les imbroglios juridiques et sociaux actuels en Tunisie, et plus généralement dans le monde musulman, là où des influences extérieures ont entraîné des définitions du droit liées à des projets différents de sociétés dits soit « laïques », soit « musulmans ».

Loin de vouloir porter un jugement de valeur sur la situation du droit matrimonial tunisien en qualifiant certaines de ses caractéristiques de « conservatrices » ou d'« archaïques », l'auteur a préféré chercher à comprendre les enjeux culturels des changements juridiques et des interactions entre normes d'origines différentes. Trois périodes sont ainsi délimitées : la spécificité du droit en islam pendant la période précoloniale, la relecture du droit musulman pendant la période coloniale et l'imbrication des repères normatifs et juridiques pendant la période post-coloniale en tant qu'aboutissement de cette relecture.

Nawel GAFSIA est docteur en Droit des Universités Paris I (Sorbonne-Panthéon) et Tunis III, et membre du Laboratoire d'Anthropologie Juridique de Paris (LAJP-Paris 1). Avocate à la cour dans la région parisienne, les activités dominantes de son cabinet sont le droit des étrangers et le droit de la famille.

Elle est membre du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Travailleurs Immigrés) et de l'ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Étrangers) et auteur de plusieurs articles.

Elle a publié sa thèse Mariage « par étapes » et mariage « ponctuel » en Tunisie, sous la direction de Claude BONTEMS, Paris I, Tunis III, 647 p., ANRT, Atelier National de Reproduction des Thèses, Thèse à la Carte, Lille, 2006.
Caractéristiques
ISBN13 978-2-275-03356-3
Titre L'invention coloniale du mariage musulman - Le cas tunisien
Date de parution 12/2008
Nombre de pages 278
Numéro de tome 50
Type d'ouvrage Autres documents
Support Livre
Langue Français
Auteur(s) Nawel Gafsia
Editeur / Collection / Sous-collection L.G.D.J / Droit et société
Thème Droit > Droit international et étranger > Droit étranger
Thème secondaire Droit > Droit civil > Régimes matrimoniaux
Format Papier

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